Extrait de La Nouvelle République du Mercredi 11 Juin 2025 – article et photo : Zachary Manceau
Les festivals se la jouent collectif
Face au défi écologique que représentent les gobelets, certains des plus gros festivals du territoire ont décidé de mutualiser les stocks et de les partager. À l’Esat de Luynes, ils sont lavés et stockés.
À Luynes, dans les locaux de l’Esat (Établissement et service d’accompagnement par le travail) des Vallées, des centaines de gobelets se passent de main en main. Lavés, rincés, séchés, décomptés puis stockés par les travailleurs en situation de handicap de l’établissement, ces verres en plastique réutilisables font l’objet d’un soin minutieux. « L’important pour éviter la moisissure est de bien essuyer au fond et de ne pas laisser de goutte », raconte l’un des ouvriers.
Sur le millier de verres passés entre leurs mains pendant la matinée, la même inscription : Terres du son. « Ce festival nous a contactés car leurs équipes cherchaient un prestataire pour laver, essuyer et stocker les gobelets. On s’est lancé dans l’aventure, dévoile Jérôme Othon, chef d’atelier à l’Esat. Aujourd’hui, on arrive au bout des presque 35.000 gobelets lavés pour ce festival et on se dit que cela a du sens pour les travailleurs. Ils aiment cette activité. »

Les gobelets sont une des nombreuses activités proposées aux travailleurs de l’Esat. (Photo NR, Zachary Manceau)
Une coalition des plus gros festivals du département
Cette initiative est, pour Terres du son, le prolongement d’une action lancée il y a deux ans pour faire face au défi environnemental et économique que représentent les gobelets. Cette dernière, portée par la coalition COP21 des événements durables en Centre-Val de Loire où figurent des responsables des festivals Terres du son, Kampagn’arts, Aucard de Tours mais aussi ceux de Tours Événement et de So Sweet Event, consiste à « récupérer les gobelets inutilisés et collectionnés auprès des organisations afin de leur offrir une nouvelle vie ». Pour ensuite « favoriser leur usage mutualisé dans l’ensemble des événements partenaires culturels, sportifs et événementiels » de la région.
« Faire du gobelet c’était la bonne idée il y a vingt ans, explique Julien Macou, chef de projet au sein de Terres du son, maintenant on estime qu’il y en a largement assez dans le territoire pour couvrir tous les événements et permettre aux organisateurs de ne pas en refabriquer. La mutualisation c’est grosso modo 30 % de poids carbone en moins et 30 % de budget pour le festival en moins. »
« Lâcher sa marque »
Les organisateurs, pour faciliter le partage, ont aussi accepté de « lâcher leurs marques », indique le chef de projet. « En gros, quand je prête 3.000 gobelets à Aucard, ils m’en rendent aussi 3.000, mais qui ne sont peut-être pas des Terres du son. Nos verres naviguent dans tous les événements. Vous retrouverez des verres Aucard à Monts et inversement. »
D’ailleurs, il ne compte pas s’arrêter aux festivals et souhaite travailler sur ces sujets « avec le sport, l’événementiel privé et beaucoup d’autres acteurs qui peuvent être intéressés par la démarche ».
En tout cas, concernant les travailleurs en situation de handicap de l’Esat, il espère prolonger la belle aventure : « On veut développer cela au niveau régional. L’idée est de faire un test ici à l’Esat, et si ça fonctionne, voir pour le faire de façon plus large. »
📰 Article original : https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/luynes/30-de-poids-carbone-en-moins-en-touraine-les-festivals-se-partagent-les-gobelets-1749580152
👉 Pour aller plus loin :
Réservez nos gobelets partagés pour un évènements via ce lien: https://www.lematerielpartage.fr/offres/419
Ou faites appel à nos services de nettoyage, séchage et conditionnement de vos gobelets ! via Jérôme Othon chef d’atelier de l’ESAT les Vallées


