L’association parentale Les Elfes

L’Association Parentale Les Elfes assure une mission de service public par délégation, sous couvert de l’habilitation de ses établissements et services. En tant que mouvement associatif, elle assume également une mission de représentation en faveur des personnes en situation de handicap mental.

Elle a pour but la conception, la création, l’animation et la gestion des établissements et services utiles aux personnes accompagnées durant toutes les étapes de leur vie. A ce titre, l’Association réaffirme sa volonté d’accueillir des personnes en situation de handicap avec des degrés d’autonomie et des capacités d’évolution variées.

Par ses statuts, le Conseil d’Administration est animé par la volonté de contribuer à la reconnaissance et au respect des personnes handicapées.

     

      L’association a pour objectifs :

      • Concevoir des solutions adaptées aux besoins et à l’épanouissement des personnes accompagnées et solliciter en ce sens les pouvoirs publics. A ce titre, elle exclut tout recours à une méthode éducative unique, quelle qu’elle soit.
      • Oser ouvrir des pistes et contribuer aux expériences d’inclusion (même partielles) au sein de la société par la scolarité, le travail, l’habitat, le sport, la culture, et tout autre moyen.
      • Défendre les droits des personnes handicapées.

      Pour ce faire, l’Association Parentale Les Elfes donne à ses établissements et services les objectifs suivants :

      • Prendre en compte les aspirations de la personne ;
      • L’accompagner dans son parcours de santé et assurer bien-être, épanouissement et sécurité ;
      • Lui permettre de développer au mieux ses potentiels et ses capacités d’autonomie ;
      • La protéger en fonction de sa vulnérabilité ;
      • Lui permettre de réaliser son projet de vie par un accompagnement adapté.

      L’Association Parentale Les Elfes engage sa responsabilité morale et légale vis-à-vis de toute personne accueillie. Elle conduit ses actions dans une complète neutralité philosophique, politique et religieuse. Elle est composée de parents militants bénévoles et de professionnels impliqués. 

      Les établissements et services élaborent régulièrement avec chaque personne accompagnée, en concertation avec ses parents ou son représentant légal, un Projet Personnalisé qui constitue son projet de vie.

      Affiliée à l’Unapei, Union reconnue d’utilité publique, l’Association Parentale Les Elfes applique les lois et dispositifs d’accompagnement et de compensation prévus par :

      • Les lois du 30 Juin 1975
      • La loi du 10 Juillet 1987
      • La loi du 2 Janvier 2002
      • La loi du 11 Février 2005
      • Les lois du 5 Mars 2007
      • La loi HPST du 21 Juillet 2009

      Au travers de ses moyens humains, financiers et techniques, l’Association Parentale Les Elfes s’engage à être moteur pour :

      • Participer à l’évolution des mentalités et du regard porté sur le handicap mental ;
      • Contribuer à l’évolution des politiques sociales ;
      • Expérimenter des actions innovantes ;
      • Conduire des actions de représentation et de communication externe, notamment auprès de la MDPH et de l’ARS ;
      • Accompagner le développement des bonnes pratiques professionnelles au sein de ses établissements et services, en particulier concernant la promotion de la bientraitance et la prévention de la maltraitance ;
      • Promouvoir la formation du personnel ;
      • Faire vivre, au sein des établissements et services, l’expression et la concertation à travers :
        • Le Conseil d’Administration,
        • Les conseils de la vie sociale (CVS) dont l’association a le souci de la vitalité,
        • Les Commissions d’Etablissement qui sont un élément fondamental de l’identité associative,
        • Les instances représentatives du personnel,
        • Des espaces de réflexion partagée.

      L’organigramme de l’association

      Notre histoire

      1966 – 1968

      Une association, une école

      En 1966, seuls les enfants présentant une déficience intellectuelle légère bénéficiaient d’une scolarisation. Des parents qui croyaient en la capacité d’apprentissage de leurs enfants, affectés par une déficience moyenne, fondaient l’APEI « Les ELFES » en mars 1966 pour ouvrir une école dès l’automne suivant. Ainsi naquit à Tours l’IME « Les Elfes » qui aujourd’hui scolarise et rééduque 60 enfants de 6 à 15 ans. Il compte deux classes d’inclusion installées dans une école primaire et un collège.

      le projet d’IME pour adolescents

      « Il est prévu de créer un Centre d’Apprentissage pour les adolescents » (Assemblée générale du 7 juin 1968).

      1974

      Réaffirmation des missions de l’IME

      « Le travail réalisé à l’IME doit porter sur 3 points : les acquisitions de type scolaire (lecture, écriture, calcul) ; savoir se débrouiller dans la vie (autonomie) ; préparation à un métier manuel par une éducation gestuelle appropriée » (Assemblée générale du 26 octobre 1974).

      1978

      Les principes du futur Foyer

      « Le Foyer ne sera pas réservé à une certaine catégorie d’adultes. Il sera recherché une collaboration avec les autres associations. Ce doit être un Foyer de passage, pas un ghetto » (Conseil d’administration du 11 octobre 1978).

      « Le Foyer doit être un Foyer de passage avec un service de suite pour améliorer l’autonomie des adultes » (Conseil d’administration du 24 novembre 1978).

      1979

      un Foyer pour adultes

      A l’intention des adultes travaillant dans des CAT gérés par toutes associations, LES ELFES ont créé le Foyer Beau Site dénommé Résidence du Colombier depuis son installation en 2012 dans des locaux entièrement neufs. Suivant une logique de « parcours résidentiel », la Résidence accueille aujourd’hui 55 adultes, dont plus de 10 en appartements externalisés et (depuis 2015) 10 autres en unité de Foyer de vie pour personnes avançant en âge.

      vers la reprise de l’IME de Luynes

      « L’IME de Luynes est le relai idéal, pour les enfants de l’IME Les Elfes, vers les structures de travail. De plus l’enseignement pédagogique de l’AMIPI (l’association choletaise) correspond aux vues de l’Association Les Elfes » (Conseil d’administration du 13 décembre 1979).

      1980

      un IME pour les adolescents

      En 1980, Les Elfes ont repris la gestion d’un IME fondé 5 ans plus tôt à Luynes par une association choletaise. L’IME Robert Debré procure soins, scolarisation, apprentissages préprofessionnels à 110 adolescents et jeunes adultes (de 12 à 20 ans) dont 55 internes.

      le projet de CAT

      « Et il y a encore des projets pour les années à venir, en particulier pour essayer de résoudre le problème du travail » (Assemblée générale du 31 mai 1980).

      1981

      le Travail protégé

      Le 1er novembre 1981, l’Association a ouvert à Luynes un ESAT dont les effectifs et les locaux ont plus que doublé depuis sa création. Aujourd’hui, l’ESAT Les Vallées procure un travail adapté et des soutiens médicosociaux à près de 90 adultes.

      1988

      le projet de SAVIS

      « La Présidente insiste sur la nécessité de répondre à la demande des adultes qui souhaitent une réelle autonomie, tout en étant aidés et suivis dans les moments les plus difficiles de leur vie » (Conseil d’administration du 10 mars 1988).

      1981

      Soutenir l’autonomie des adultes

      En complément du Foyer Beau Site, l’Association a ouvert un service d’accompagnement de vie et d’insertion sociale (SAVIS). Il soutient dans leur démarche d’autonomie 50 adultes qui ont fait choix de vivre dans leur appartement et, pour certains, d’y fonder une famille.

      1990

      De nouvelles chances d’accès puis de maintien au travail

      L’Association a créé 6 places de Section annexe de CAT (SACAT) à l’intention de tout jeunes adultes sortant de l’IME Robert Debré et qui requéraient une mise au travail progressive, ajustée à l’évolution de leur maturité. Transformé en Foyer de jour en 2009 avec 18 places, ce service répond toujours à sa vocation initiale tout en accueillant à temps partiel des Travailleurs de l’ESAT devenus fatigables du fait de l’âge.

      1992

      Réaffirmation de la mission du Foyer

      « Le Foyer est destiné à des Travailleurs handicapés mentaux aptes à se rendre seuls sur leur lieu de travail. C’est un lieu éducatif qui doit préparer les jeunes à prendre leur envol par rapport aux parents, pour aller vivre seuls chez eux plus tard dans un appartement » (Assemblée générale du 5 décembre 1992).

      1993

      Savoir prendre des risques

      « Notre Association doit savoir prendre des risques, accepter les difficultés et refuser une sécurité qui ne permettrait pas la recherche de l’autonomie » (Assemblée générale du 20 novembre 1993).

      1994

      Naissance du projet de « Maison de vie »

      « Elle devra être un lieu de vie où les qualités humaines de la maîtresse de maison et des animateurs favoriseront un accompagnement serein et chaleureux pour que les adultes puissent s’y sentir aussi bien que chez eux » (Conseil d’administration du 18 mai 1994).

      2000 – 2010

      La question du vieillissement

      Dès 1996, des débats du Conseil d’administration font mention de la recherche de solutions adaptées aux personnes avançant en âge. La « Maison de vie » ayant répondu aux besoins des plus jeunes, les projets se sont succédé durant les deux décennies en direction des aînés. C’est le CPOM de 2015 qui a initié les premières réponses actives avec la création de 17 places de Foyer de vie réservées à des séniors.

      2003

      la « Maison de vie »

      L’Association aura déployé 10 ans d’opiniâtreté pour ouvrir en 2003, à Saint-Cyr-sur-Loire, un Foyer de vie dédié aux adultes qui ne peuvent accéder à une activité professionnelle. Par des activités adaptées et stimulantes, les 29 personnes qui y résident développent leur autonomie et leur citoyenneté.

      2009

      Un second Foyer pour adultes, à Luynes

      Dans un cadre architectural original s’est ouvert un Foyer de 20 places à l’intention des adultes qui souhaitaient vivre en milieu semi-urbain et, pour beaucoup, à proximité de leur ESAT. En 2016, ce Foyer Gilbert Lelord créera 7 places supplémentaires, sous le statut « Foyer de vie », réservées à des personnes avançant en âge.

      Un premier CPOM et un siège administratif

      L’Association signe, pour 5 ans et pour ses 2 IME, son premier CPOM avec la DDASS (devenue ARS) et la CRAM. Ce CPOM autorise officiellement l’Association à disposer d’un siège administratif.

      2013

      Oser la citoyenneté

      « Aujourd’hui, les associations et les familles doivent être le moteur dans l’accompagnement et la prise en compte de la citoyenneté des personnes handicapées. Nous devons oser faire tomber les barrières, qu’elles soient familiales ou institutionnelles. Il s’agit tous les jours de veiller à ne pas infantiliser nos fils ou nos filles et à faire respecter leur prise de parole. C’est en cela que nous sommes militants » (Assemblée générale du 28 juin 2013).

      2015

      un CPOM avec le Conseil général

      Les Elfes sont la première association du champ du handicap à avoir signé avec le Conseil général un CPOM pour ses Foyers (de jour, de vie, d’hébergement) et son SAVIS. L’ouverture de places destinées aux personnes avançant en âge est au cœur de contrat.

      Nos valeurs au service des personnes en situation de handicap mental

      Le respect

      En référence à la convention des Nations Unies (CRDPH) et à la charte de l’Unapei, l’Association Parentale Les Elfes considère que le respect dû à la personne en situation de handicap implique la prise en compte de sa différence, tout en la considérant à égalité avec les autres personnes.

      Le respect de la personne handicapée est indissociable de l’accompagnement personnalisé ; il consiste à l’accompagner, l’aider, mais jamais à se substituer à sa volonté ou à ses capacités.

      La liberté et la citoyenneté

      La liberté se traduit par la participation de la personne à son projet de vie. Ce qui lui permet :

      • D’exprimer ses besoins et ses aspirations ;
      • De disposer librement de ressources par son travail et/ou par une allocation.

      La citoyenneté se traduit par le fait :

      • D’exercer ses droits et ses devoirs, aussi bien au sein des établissements et services que dans la société ;
      • D’accéder aux services dans la cité : services publics, système de santé, loisirs, culture, etc.

      Le bien-être et la sécurité

      • Le bien-être et la sécurité de la personne handicapée sont garantis au sein de chaque établissement et service, par un accompagnement adapté et un projet personnalisé.

      La solidarité

      • Le handicap mental se caractérise par des difficultés de compréhension, de communication et de décision qui nécessitent accompagnement et compensation. La personne en situation de handicap doit pouvoir bénéficier de mesures de solidarité durables et évolutives, comme le prévoient les lois de la République et les textes internationaux.

      La valorisation et la promotion

      • Chaque personne accompagnée doit pouvoir, grâce à son Projet Personnalisé, être accueillie, encouragée et soutenue dans son éveil, dans ses apprentissages, ses progrès, son évolution et ses projets personnels.
      • Chaque établissement ou service de l’Association met tout en œuvre pour valoriser et faire évoluer les enfants, les adolescents et les adultes vers plus d’autonomie, d’estime de soi et de prise en compte de sa propre santé.

      Les engagements

      • Par tradition, l’Association s’engage à promouvoir la professionnalisation et à considérer chaque professionnel comme personne « ressource ».
      • Les professionnels s’engagent à respecter les valeurs associatives et le Projet de l’Association par une attitude volontaire.

      Nos valeurs à l’égard des familles

      L’Association Parentale Les Elfes affirme sa solidarité à l’égard de l’ensemble des familles concernées par le handicap mental. Elle a la volonté d’apporter, selon ses possibilités, relais et soutien aux familles et à ceux qui les entourent.
      Elle veut permettre aux personnes en situation de handicap mental et à leurs familles de faire entendre leurs voix auprès de la société civile et des instances publiques.
      L’Association Les Elfes souhaite pouvoir rassembler le plus grand nombre de familles dans l’action, notamment par l’adhésion, pour poursuivre son élan militant. Force de propositions au plan local comme au plan national par son adhésion à l’Unapei, l’Association veut développer de nouveaux services ou de nouvelles réponses adaptées à l’évolution des besoins des personnes en situation de handicap.
      Il appartient aux établissements et services de nouer des relations et de conduire avec les familles les concertations nécessaires, afin de construire avec la personne handicapée, des réponses adaptées à ses besoins, ses capacités et ses potentialités.

      Quelques exemples d’actions concrètes en direction des familles :

      • Accompagner les familles lors de l’accueil de leur(s) enfant(s) en établissement ;
      • Favoriser les échanges entre parents et professionnels ;
      • Permettre aux familles de trouver un soutien ;
      • Mettre à disposition toutes les informations utiles à l’intérêt des familles ;
      • Les informer sur l’action de l’Association ;
      • Les encourager à s’investir dans l’Association.